Dans cette maison de Misérieux, la propriétaire rêvait d’un espace plus harmonieux, plus acoustique, et surtout d’un escalier capable de devenir une véritable pièce architecturale. À son arrivée, l’architecte d’intérieur repense totalement la circulation et imagine un escalier suspendu, recentré au cœur de la mezzanine. Les premières marches prennent naissance dans un meuble télé sur mesure, sculpté comme un volume fonctionnel qui structure l’espace.
Pour répondre aux exigences acoustiques et thermiques, le plafond reçoit 20 cm de laine de roche, complétés par un habillage en placo phonique. L’entrée, elle aussi, gagne en confort et en présence grâce au même traitement, offrant une continuité visuelle et une sensation feutrée dès le seuil.
Le vaisselier existant, précieux aux yeux de la cliente, devient le point d’ancrage d’un nouveau mur avancé, conçu en placo. Ce geste permet d’intégrer des niches sur mesure, mais aussi de casser l’effet de verticalité imposé par ce haut plafond de plus de 5 mètres au faitage. L’ensemble redessine la pièce avec douceur et sophistication, en valorisant subtilement l’existant.
Côté atmosphère, une palette audacieuse s’installe. Les murs, les menuiseries et le mur en placo sont travaillés dans des nuances de beige à roses soutenus, intenses et chaleureuses, tandis que la cuisine se distingue dans un bleu-gris, profond, affirmant sa propre identité. Les peintures, toutes signées Farrow & Ball, apportent une richesse pigmentaire incomparable.
Pour sublimer le tout, un papier peint Masureel (collection Khrôma) introduit une texture élégante et contemporaine. Les poutres, minutieusement sablées, retrouvent une présence plus brute, plus chic, dialoguant avec un plafond peint dans les mêmes tonalités que les murs, pour une cohérence enveloppante.
Ce projet raconte une métamorphose où la technique rencontre l’esthétique, et où chaque détail — du choix des matériaux aux teintes vibrantes — compose une maison à la fois poétique, moderne et profondément personnelle.